Observatoire magnétique Alert (ALE)

Photo de l'observatoire magnétique Alert
Information de l'observatoire magnétique Alert
Nom Alert
Code alphabétique AIGA ALE
Code numérique AIGA 007298
Coordonnées géographiques 82.497° N, 297.647° E
Coordonnées géomagnétiques (IGRF-11 (2010)) 87.15° N, 153.08° E (2010.0)
Altitude 60 m
Année d'inauguration 1961
Données de l'observatoire liens

Pour plus d'information sur le code AIGA, s'il-vous-plaît visiter le site web de AIGA.


En 1961, la Division du géomagnétisme de l'Observatoire fédéral du ministère des Mines et des Relevés techniques établissait un observatoire géomagnétique à Alert, dans l'île Ellesmere (Territoires du Nord-Ouest). Le choix, à cette fin, de la station météorologique d'Alert découlait d'études des données magnétiques qui y avaient été enregistrées pendant l'Année géophysique internationale (1957-1959).

L'Observatoire d'Alert est l'un des deux derniers observatoires de ce type encore en existence, l'autre se trouvant à Mould Bay. Pour des raisons économiques et pratiques, la voûte sismique est reliée à l'Observatoire par un corridor et une antichambre. Celle-ci abrite l'électronique d'appoint nécessaire au fonctionnement des stations géomagnétique et sismologique. Le corridor est assez long pour que l'équipement magnétique de l'antichambre n'exerce aucun effet notable sur les capteurs magnétiques. Le corridor et l'Observatoire sont construits de matériaux non magnétiques. Les objets métalliques sont non ferreux (laiton, aluminium, cuivre). On a particulièrement veillé, au fil des années, à maintenir l'Observatoire exempt de contamination magnétique. Cela ne signifie pas seulement que l'on ne garde pas d'objets étrangers dans l'Observatoire, mais, également, des objets étrangers tels que des fûts vides d'huile ne soient poussés par le vent contre les parois extérieures de l'Observatoire.

Le complexe occupe une réserve foncière d'environ 160 m de côté. En outre, une zone tampon de 66 m entoure la réserve. Obligation y est faite de notifier à la Division tout projet de lotissement du terrain.

On veut ainsi :

  • éviter que le versage accidentel de matières près du complexe ne perturbe les conditions magnétiques ;
  • éviter que la circulation ne perturbe les enregistrements magnétiques ;
  • protéger le pilier extérieur azimutal et de référence contre tout dégât accidentel ;
  • éviter la construction, sans préavis, d'ouvrages massifs d'acier à proximité.

Les piliers des instruments sont de béton et ils s'enfoncent de 30 cm dans le pergélisol. On a veillé à les désolidariser du plancher de bois pour que les légers déplacements de ce dernier ne les inclinent. (Nota : il a fallu se défaire des piliers d'origine, les granulats utilisés dans le béton s'étant révélés magnétiques.)

À l'origine, l'Observatoire était équipé de variomètres optiques et d'un magnétomètre électronique analogique. En avril 1977, on a relié au variomètre électronique un enregistreur numérique, et les données mises en forme qu'il produisait sont devenues plus importantes que les données obtenues par le variomètre optique.

En février 1985, le magnétomètre optique, devenu désuet, a été remplacé par l'appareil AMOS MK III, système de collecte de données numériques sur les variations magnétiques. Cet instrument est encore en service.

En juillet 1995, la partie géomagnétique du laboratoire a été remise à neuf par la pose d'isolant thermique. On voulait ainsi comprimer les coûts du chauffage électrique et assurer le confort de l'observateur au cours des mesures de la déclinaison et de l'inclinaison absolues. On a également isolé davantage l'enceinte des capteurs de l'AMOS MK III pour assurer aux capteurs à saturation un environnement thermique plus stable.

L'Observatoire géophysique a été surveillé par des employés du Ministère à plein temps jusqu'en septembre 1989. C'est alors qu'une nouvelle méthode d'exploitation en sismologie a réduit le temps de personnel dont on avait besoin pour veiller à l'Observatoire géophysique. Le travail est maintenant effectué par le personnel du Service de l'environnement atmosphérique. Néanmoins, pour produire des données viables, les conditions rigoureuses d'ambiance exigées pour l'étude du géomagnétisme et la sismologie restent en vigueur.