Observatoire magnétique Ottawa (OTT)

Photo de l'observatoire magnétique Ottawa
Information de l'observatoire magnétique Ottawa
Nom Ottawa
Code alphabétique AIGA OTT
Code numérique AIGA 045284
Coordonnées géographiques 45.403° N, 284.448° E
Coordonnées géomagnétiques (IGRF-11 (2010)) 55.18° N, 4.11° O (2010.0)
Altitude 75 m
Année d'inauguration 1968
Données de l'observatoire liens

Pour plus d'information sur le code AIGA, s'il-vous-plaît visiter le site web de AIGA.


L'Observatoire géomagnétique d'Ottawa a été créé en 1968, en étant intégré dans un nouveau complexe de laboratoires magnétiques du ministère de l'Énergie, des Mines et des Ressources (aujourd'hui Ressources naturelles Canada). Il est situé immédiatement à l'est d'Ottawa. Entièrement opérationnel le 1er juillet 1968, il remplaçait l'Observatoire d'Agincourt, qu'il a fallu fermer en mars 1969, en raison de la croissance industrielle à proximité de son emplacement et de la construction routière. Agincourt, qui avait fonctionné sans cesse désemparer depuis 1898, avait remplacé quant à lui l'Observatoire de Toronto. L'Observatoire a été fondé à Toronto en 1840, mais a été fermé suite de l'électrification du système de tramways de Toronto.

L'Observatoire d'Ottawa est situé sur la crête appelée Dolman, qui est orienté de l'est à l'ouest. Cette crête est bornée au nord par les marais et marécages de la mer Bleue et au sud par les terres marécageuses du ruisseau Borthwick. Formée au cours d'une période géologique récente, la crête Dolman a déjà été une île dans la mer de Champlain.

La construction du complexe de laboratoires magnétiques a débuté en 1965 et s'est terminée en 1968. Outre l'Observatoire géomagnétique d'Ottawa, le complexe compte les laboratoires de mise au point des appareils des programmes géomagnétique, sismologique et de la géologie du continent de la Commission géologique du Canada. Il compte un bâtiment abritant les variomètres, un bâtiment climatisé abritant les commandes électroniques, et deux bâtiments abritant les appareils absolus. Les deux premiers bâtiments mesurent 6 m sur 6 ; les deux derniers, 12 m sur 5, et les instruments y reposent sur des socles de marbre. Tous les immeubles sont construits de blocs de ciment et de bois. Le sable, le gravier et les autres matériaux ont été rigoureusement vérifiés quant à leurs propriétés non magnétiques. Tous les bâtiments du complexe sont reliés au bâtiment des laboratoires et de l'administration par des câbles d'alimentation et de signalisation enfouis et passant par deux conduites soigneusement séparées.

à compter de juillet 1968, les enregistrements photographiques des variations géomagnétiques ont été effectués par deux variomètres Ruska normaux. Ils se sont poursuivis jusqu'en septembre 1984. En septembre 1970 ont débuté les enregistrements numériques, avec l'installation de l'instrument AMOS MK I de la Direction de la physique du globe. Cet appareil est devenu le principal enregistreur de l'Observatoire en janvier 1975. Cet instrument a fait place, en janvier 1981 à l'appareil AMOS MK III, qu'a remplacé à son tour, en janvier 1991, le CANMOS. L'appareil CANMOS est le principal enregistreur de l'Observatoire.

Le CANMOS (pour Canadian Magnetic Observatory System - Système des observatoires magnétiques canadiens) a été conçu par le personnel du service de surveillance géomagnétique de la Commission géologique du Canada, qui a mis au point le logiciel de commande des magnétomètres et de traitement des données numériques de base. Il comprend notamment les composantes suivantes :

  • un magnétomètre triaxial du commerce, à saturation et à noyau annulaire, monté sur un système de suspension corrigeant l'inclinaison (conçu par la CGC)
  • un magnétomètre Overhauser à précession de protons
  • une horloge interne de synchronisation
  • divers supports d'information
  • périphériques de sortie RS-232 pour les chaînes de données d'une seconde, de cinq secondes et d'une minute

Les AMOS MK I et III étaient des instruments conçus et fabriqués par l'Observatoire fédéral et la Direction de la physique du globe. Ils diffèrent considérablement d'une version du commerce également nommée AMOS.