Observatoire magnétique Meanook (MEA)

Photo de l'observatoire magnétique Meanook
Information de l'observatoire magnétique Meanook
Nom Meanook
Code alphabétique AIGA MEA
Code numérique AIGA 03247
Coordonnées géographiques 54.616° N, 246.653° E
Coordonnées géomagnétiques (IGRF-11 (2010)) 61.29° N, 52.80° O (2010.0)
Altitude 700 m
Année d'inauguration 1916
Données de l'observatoire liens

Pour plus d'information sur le code AIGA, s'il-vous-plaît visiter le site web de AIGA.


L'Observatoire géomagnétique de Meanook a été établi en juillet 1916, à 136 km au nord d'Edmonton et à 18 km au sud d'Athabasca (Alberta).

L'Observatoire est situé au sommet de la plaine dominant l'ouest de la vallée de la Tawatinaw. L'emplacement repose sur des dépôts sédimentaires du crétacé supérieur, dont l'épaisseur peut atteindre 2 km. La voie ferrée la plus proche traverse le fond de la vallée, à environ 5 km au sud-est de l'Observatoire.

En 1927, on a ajouté au bâtiment d'origine un sous-sol affecté à l'enregistrement des données pour loger des variomètres de type Kew. En 1940, on a rénové le bâtiment des appareils absolus et le système de chauffage. En 1941, on a construit une annexe à la pièce du sous-sol affectée aux enregistrements pour loger deux ensembles de variomètres LaCour, qui, jusqu'alors, se trouvaient dans un abri temporaire depuis l'Année polaire internationale (1932-1933). En 1951, on a transféré dans un nouvel observatoire magnétique les appareils absolus et les variomètres LaCour. En 1955, on a acheté 215 ha de terrain contigu à l'Observatoire. On a installé dans le sol, à 1,6 km les uns des autres, dans l'axe nord-sud et est-ouest, des électrodes pour l'étude des courants telluriques.

L'Observatoire de Meanook a connu une forte expansion en vue de l'Année géophysique internationale (1957-1958). Outre l'observation magnétique ordinaire, la station employait également une caméra panoramique aurorale, un enregistreur de l'intensité des aurores, un spectrographe de surveillance, un sondeur d'incidence verticale, un sondeur fixe de la rétrodiffusion dans l'ionosphère, un riomètre et enregistreur des courants telluriques. Au cours de la seconde Année polaire internationale, la station ne comptait que deux bâtiments sur un emplacement d'un hectare ; en 1957, elle en possédait 15 sur un emplacement protégé de 219 ha. Le terrain et les bâtiments dont la Direction de la physique du globe (qui fait désormais partie de la Commission géologique du Canada) n'avait plus besoin pour ses programmes ont été transférés au ministère des Travaux publics, le 1er juillet 1976. On a conservé l'observatoire magnétique de 1951 et le vieux bâtiment des appareils absolus qui abritait encore le variographe optique (RUSKA), pour faire fonctionner l'Observatoire géomagnétique de Meanook. Le vieux bâtiment des appareils absolus a été démoli en 1988. L'immeuble qui subsiste se trouve au centre d'une zone de 213 m de côté réservée au Programme géomagnétique. Le terrain excédentaire est utilisé par la station de recherche biologique de Meanook de l'Université de l'Alberta.

De 1916 à août 1927, date à laquelle on a installé des enregistreurs photographiques de la composante horizontale et de l'écart de la déclinaison du type Kew, on n'a enregistré que la déclinaison. En septembre 1931, on a installé un magnétomètre de la composante verticale. En 1933, des enregistreurs LaCour, normaux et à faible sensibilité, ont remplacé les variomètres Kew. En mai 1961, on a installé des variomètres RUSKA, dans le sous-sol du vieux bâtiment des appareils absolus. Le 1er octobre 1963, ces variomètres sont devenus les enregistreurs ordinaires de l'Observatoire. La production de magnétogrammes à enregistrement optique a pris fin le 31 juillet 1979.

En novembre 1970 a débuté l'enregistrement numérique du champ géomagnétique, avec l'installation de l'instrument AMOS MK I de la Direction de la physique du globe. Cet appareil est devenu le principal enregistreur de l'Observatoire, le 1er janvier 1976. Devenant désuet, il a fait place, fin novembre 1980 à l'appareil AMOS MK III, qu'a remplacé à son tour, à la mi-juin 1991, le CANMOS, conforme à INTERMAGNET.

Le CANMOS (pour Canadian Magnetic Observatory System - Système des observatoires magnétiques canadiens) a été conçu par le personnel du service de surveillance géomagnétique de la Commission géologique du Canada, qui a mis au point le logiciel de commande des magnétomètres et de traitement des données numériques de base. Il comprend notamment les composantes suivantes :

  • un magnétomètre triaxial du commerce, à saturation et à noyau annulaire, monté sur un système de suspension corrigeant l'inclinaison (conçu par la CGC)
  • un magnétomètre Overhauser à précession de protons
  • une horloge interne de synchronisation
  • divers supports d'information
  • périphériques de sortie RS-232 pour les chaînes de données d'une seconde, de cinq secondes et d'une minute

Les AMOS MK I et III étaient des instruments conçus et fabriqués par l'Observatoire fédéral et la Direction de la physique du globe. Ils diffèrent considérablement d'une version du commerce également nommée AMOS.